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Historique du Cacao Introduit en Côte d'Ivoire depuis 1888 à Aboisso par VERDIER ET BRETIGNIERDS, la culture du cacaoyer occupe une place importante dans l'économie ivoirienne. En effet, le cacao représente près de 10% du PIB et 40% des exportations, soit 789 milliards de FCFA de recette en 1998. Quant à la production, elle est passée de 725 393 tonnes en 1990 à 1 400 000 tonnes en 2002 faisant de la Côte d'Ivoire le premier producteur mondial. Cette performance est réalisée par environ 600.000 chefs d'exploitation qui animent l'appareil de production, faisant ainsi vivre environ 6.000.000 de personnes des revenus du cacao. A l'origine, les zones de plus fortes productions étaient celles de l'Est et le Centre-Est. Ces régions constituaient alors la boucle du cacao. Suite aux changements climatiques et à l'appauvrissement des sols, un nouveau front de culture s'est développé vers l'ouest, sous la poussée de flux migratoires, aussi bien d'origine intérieure (Centre, Centre-Est, Nord), qu'extérieure (pays de la sous-région). Par conséquent, la principale zone cacaoyère est aujourd'hui le Centre-ouest, avec 36% de la production. La cacaoculture en Côte d'Ivoire se pratique de manière générale avec du petit matériel agricole. Elle n'est pas mécanisée et se pratique à l'aide d'outils tels que la machette et la daba. L'on a parfois recours à des outils modernes comme le pulvérisateur ou l'atomiseur pour les traitements phytosanitaires. Gestion de la filière L'essor de la filière cacao est à mettre à l'actif d'une politique d'investissement, d'encadrement, de disponibilité de la forêt et d'incitation en matière d'immigration, développée depuis 1960. De 1963 à 1998, la CAISTAB était chargée de l'organisation de la commercialisation intérieure et de l'exportation du cacao. En début de campagne, elle déterminait un prix garanti au producteur applicable sur l'ensemble du territoire, ainsi que des prix de cession aux différents stades du circuit : collecte primaire, évacuation (remboursée sur la base d'un taux à la tonne-mètrique), opérations préalables à l'exportation, expédition maritime, frais d'agence (couvrant les dépenses de fonctionnement de la CAISTAB et les réserves de stabilisation) et taxes à l'exportation uniforme. Les exportateurs devaient recevoir l'autorisation de la CAISTAB pour conclure des contrats de vente. Ces derniers versaient à la CAISTAB ou en recevaient d'elle, la différence entre le prix conclu et le prix garanti à l'exportation, tel que fixé par le barème. Ce système de stabilisation a permis un développement exceptionnel de la filière café-cacao par la sécurisation de l'ensemble des transactions. A partir des années 1980, l'environnement économique mondial difficile a conduit à la baisse de la demande mondiale des produits agricoles entraînant une chute des prix des matières premières suivi de nombreuses difficultés aussi bien au niveau des institutions publiques que des opérateurs privés (Sylla, 2001). En raison de la conjoncture économique du pays, les performances agricoles ont été particulièrement mauvaises entre 1987 et 1993 (BNETD, 1999). Plusieurs reformes sont engagées en vue de redynamiser le secteur pour une plus grande transparence et un accroissement de l'efficacité des acteurs agricoles. Ces reformes vont s'articuler autour de 2 projets : le Programme d'Ajustement Structurel Agricole (PASA, 1990-1995) et le Crédit d'Ajustement Structurel Agricole (CASA, 1995-1997). En fait, les objectifs des différents programmes étaient :
Les reformes se sont poursuivies par la Facilité d'Ajustement Structurelle Renforcée (FASR) qui a conduit à la libéralisation complète de la filière (le 19 octobre 1998 pour le café et le 12 août 1999 pour le cacao). Suite à ces reformes, l'environnement économique de la filière a subi une mutation profonde. La CAISTAB est remplacée par trois structures. Il s'agit de l'Autorité de Régulation du Café et du Cacao (ARCC), de la Bourse du Café et du Cacao (BCC), et du Fonds de Régulation et de Contrôle (FRC). Les deux dernières structures sont gérées par les opérateurs de la filière. Par ailleurs, les producteurs ont mis en place le Fonds de Développement et de Promotion des activités des Producteurs de Café et de Cacao (FDPCC), instrument de financement du développement des producteurs.
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