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Le Tourisme en Côte d'Ivoire
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M. Kindo Bouadi Eugène Haut Commissaire au Tourisme. Le développement extrêmement rapide du Tourisme est un des faits dominants de l'évolution économique et humaine du 20è siècle.

Dès son accession à l'indépendance, la Côte d'Ivoire a fait de l'agriculture un secteur prioritaire de son développement. De ce fait, le Tourisme a occupé une place secondaire.

A cette époque, les investissements se limitaient à la réalisation de l'Hôtel Ivoire construit en 1963 et qui était une esquisse du développement du Tourisme dans le futur.

A l'intérieur du pays, il existait quelques campements administratifs.

La période 1970 à 1980

Elle marque le démarrage du Tourisme en Côte d'Ivoire avec la création du Ministère du Tourisme en 1970.

De 1970 à 1980, les activités touristiques ont été marquées par une forte croissance à tous les niveaux. De 44.826 visiteurs étrangers en 1970 nous sommes passés à 194.100 visiteurs en 1980. Cet afflux de visiteurs s'est traduit par une très forte croissance de l'activité hôtelière.

En effet, 4.300 nouvelles chambres d'hôtels ont été mises en service entre 1970 et 1980 portant ainsi la capacité d'accueil à 6.300 chambres. Tout ceci représente un investissement de près de 50 milliards depuis l'indépendance

Dans le même temps, le chiffre d'affaires du secteur touristique a atteint plus de 25 milliards. Le Tourisme représentait ainsi le 8ème secteur d'exportation ivoirienne. L'Etat a été le principal moteur de cette croissance remarquable par la création de :

  • ICTA-VOYAGES (Ivory Coast Travel Agency), grossiste local et correspondant de nombreux tour operators (T.O) étrangers
  • la chaîne SIETHO (Sté Ivoirienne d'Expansion Touristique Hôtelière) chargée de la réalisation et de l'exploitation des réceptifs hôteliers
  • l'O.N.T (Office National du Tourisme) en vue de la promotion commerciale, de la réglementation, du développement du secteur du tourisme, de l'encadrement et de l'organisation du secteur de l'artisanat
  • deux Villages de Vacances Assinie et Assouindé
  • l'établissement d'un code d'investissements touristiques prévoyant des avantages susceptibles d'encourager les promoteurs privés et étrangers.

L'absence d'une structure de formation hôtelière durant toute la décennie 70 s'est fait lourdement sentir et la formation du personnel touristique s'est réalisée pour la plupart avec des employés formés sur le tas, seuls quelques cadres ont pu bénéficier d'une formation à l'étranger.

L'ouverture du Lycée Hôtelier d'Abidjan en 1980 viendra remédier en partie à cette situation. C'est en 1980 qu'on va constater un arrêt brutal de la croissance de nos activités touristiques.

La période de 1980 à 1990

Les entrées des touristes internationaux ont évolué en dents de scie. Elles ont atteint leur sommet en 1985 avec plus de 204.000 touristes et leur plus bas niveau en 1987 avec 175.000 touristes. Une légère reprise a été enregistrée entre 1987 et 1990.

Le ralentissement de la demande et l'accroissement de la capacité hôtelière d'affaires en période de crise ont eu pour conséquence une chute importante des taux de remplissage des hôtels qui a abouti à la fermeture de certains établissements (Akwaba, Sebroko, Harmattan ... etc).

En 1987, la répartition du nombre de chambres d'hôtels selon le statut de propriété est la suivante :

30% pour le patrimoine de l'Etat
0,8% pour le patrimoine cédé aux communes
61,5% pour le patrimoine privé.

Au cours de cette même décennie l'on a assisté à la dégradation des installations hôtelières et noté un état de dénuement total de certains établissements, pourtant implantés sur des sites de bonne valeur touristique.

L'Etat a dû procéder à la dissolution des structures sous-tutelles (ONT, SIETHO, ICTA-Voyages) dont la situation financière déficitaire était critique. Dans ces conditions, les effets de la crise économique ont provoqué l'éclosion d'un grand nombre de restaurants appelés "maquis" qui désormais étaient devenus un maillon de l'industrie touristique. Les principales causes du ralentissement de la croissance du secteur touristique sont la baisse du tourisme d'affaires, la non compétitivité des tarifs aériens internationaux, l'insuffisance des moyens de promotion mis à la disposition de l'administration nationale du Tourisme.

Période de 1990 à 1993

De 1991 à 1993, les entrées de touristes internationaux ont connu une baisse. En plus des trois principales causes du ralentissement de la croissance du secteur touristique, cette chute peut s'expliquer par :

  • les remous sociaux des années 1990-1991
  • l'insécurité grandissante

Dans notre pays, la chute brutale des prix des matières premières et la détérioration des termes de l'échange ont amené le gouvernement à s'intéresser à d'autres sources de richesses telles que le secteur du Tourisme. Conscient de l'importance du Tourisme dans l'économie nationale, l'Etat a décidé de miser sur ce secteur pour en faire un domaine prioritaire.

Pour permettre au département du Tourisme de faire face à l'insuffisance des moyens matériels et financiers, pour l'accomplissement des tâches liées au développement du Tourisme notamment, en matière de promotion sur les marchés étrangers et de recherche des investissements, il a été créé en décembre 1992, l'Office Ivoirien du Tourisme et de l'Hôtellerie (OITH).

Période 1993 à nos jours

Le fait marquant de cette période est la chartérisation de la destination Côte d'Ivoire devenue effective depuis le 1er octobre 1994. La chartérisation va résoudre en partie le problème de la non compétitivité des tarifs aériens internationaux, qui a pendant longtemps constitué un obstacle majeur au développement du Tourisme ivoirien. Ce fut enfin la création du Haut Commissariat au Tourisme en août 1996, pour un dynamisme de haute autorité.

Entrées de touristes en Côte d'Ivoire

Années:

1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996
Nombre de touristes par provenance:

Afrique

94,599 105,245 76,645 88,466 84,430 84,430 102,837 111,905
Amérique 10,093 10,622 11,000 10,872 11,418 12,331 13,441 19,478
Europe 79,242 72,833 80,600 46,615 53,942 53,084 63,373 96,327
Autres 8,041 7,677 7,155 4,530 5,336 6,793 8,260 9,202
Total: 191,975 196,528 200,000 138,662 159,162 156,638 187,911 236,912
 
Nombre de touristes par motifs:
Affaires 45,721 46,031 54,400 35,244 60,866 64,808 68,428 81,059
Vacances 118,490 121,882 118,106 81,457 55,096 50,121 72,746 96,882
Conférences 4,197 4,283 4,802 8,279 14,862 13,529 15,443 25,884
Famille 8,852 9,156 11,621 10,003 23,599 24,537 27,284 30,607
Autres 14,715 15,176 11,071 3,679 4,739 4,739 3,643 2,480
Total: 191,975 196,528 200,000 138,662 159,162 156,638 187,911 236,912
Source : Office Ivoirien du Tourisme et de l'Hôtellerie

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